Les Gendarmes face à la Cybercriminalité

Aujourd’hui, 80% des Français utilisent internet tous les jours30 millions d’entre eux possèdent un profil Facebook et de plus en plus de démarches en ligne sont effectuées au quotidien telles que les commandes e-commerce, les banques et assurances en ligne et même les jeux vidéo. 

Le web étant en développement constant, l’insécurité sur celui-ci augmente également. De nombreuses informations sont accessibles de tous et le problème est principalement le traitement et l’analyse de ces données, de par l’usage qui va en être fait. 

Lusurpation d’identité, la cybercriminalité sur le Darknet via le recel d’armes et de stupéfiants, le blanchiment d’argent via les bitcoins, la radicalisation et la pédopornographie ne cessent d’augmenter tous les jours. 

C’est pourquoi des cellules sont mises en place afin de pallier à ces infractions. Nous allons nous pencher sur les différentes méthodes d’action de la gendarmerie face à cette cybercriminalité en constant développement. 

 

 

La cellule C3N 

En 1998, a été créée, au sein de la gendarmerie, le département de lutte contre la cybercriminalité. En 2015, ce département a pris le nom de Centre de lutte Contre les Criminalités Numériques (C3N). Cette cellulpilote et anime le réseau CYBERGEND, composé de 3500 gendarmes spécialisés en technologie numérique. 

Ces enquêteurs du net interviennent afin d'exploiter du matériel saisi à l'issue d’opérations : affaires de pédo-criminalité, vols divers, fraudes à la carte bancaire, etc. Ils analysent ordinateurs, tablettes, téléphones portables, GPS et autres appareils numériques, afin d’en extraire le plus d’informations exploitables possible.  

Le C3N a également pour mission de surveiller Internet de manière permanente. Il s’agit de relever des infractions et, bien sûr, d’en collecter les preuves. En outre, l’intégralité des aspects d’Internet sont pris en compte, qu’il s’agisse du web classique, des réseaux sociaux ou encore des jeux en ligne 

Par ailleurs, le C3N surveille également le Darknet et notamment les transactions en bitcoin et autres cryptomonnaies dont tout le monde connaît le côté sensible. 

Le Centre National d’Analyse des Images de Pédopornographie (CNAIP) est rattaché au C3N. 

 

Les Gendarmes N’Tech 

Aujourd’hui, les menaces auxquelles la gendarmerie doit faire face ont évolué, c’est pourquoi le travail des gendarmes doit s’adapter à ces évolutions constantes afin de lutter contre ces différentes menaces. Pour cela, la gendarmerie forme des gendarmes spécialisés dans les nouvelles technologies et l’analyse de l’ensemble des supports numériques : les gendarmes N’Tech. 

Ces agents du web sont en capacité de mener des enquêtes sur des réseaux, de réaliser des analyses techniques sur supports numériques, mais également de seconder les unités d’enquête qui ne possèdent pas de compétences nécessaires dans ce domaine spécifique.  

Il existe environ 250 à 300 N'Tech répartis sur le territoire qui analysent près de 300 dossiers tous les ans, ce qui représente un total de 600 terra octets de données passées au crible sur une année. 

Un enquêteur N’Tech traque trois types de cyber-délinquants :  

  • Les hackeurs qui s’attaquent aux sites internet en diffusant un virus. 

  • Les cyber-délinquants qui commercialisent en ligne des produits contrefaits ou illicites, ou publient des propos racistes, violents ou en rapport avec le terrorisme. 

  • Les attaques cyber-pornographiques. 

Ils sont aussi chargés de missions de prévention en intervenant dans les établissements scolaires dans le but de prévenir des dangers d’internet. Ils travaillent également en partenariat avec les maires des communes, en priorisant leurs actions sur la prévention et la sécurité. 

 

 

Les modes d’actions 

Ces gendarmes du web possèdent différents outils et modes d’action afin de pallier à toutes ces infractions présentes sur le web. Ils sont en mesure d’agir dans de nombreux domaines bien particuliers. Leurs techniques d’investigation restent, quant à elles, secrètes afin de ne pas se faire devancer par les cybercriminels. 

Ces cellules de lutte contre la cybercriminalité sont en collaborations fréquentes et en contact quasi permanent avec les grandes entreprises du net. Que ce soit Twitter ou même Facebook, ce sont des lieux  il va être facile d’obtenir des éléments d’identification des cyber-délinquants ou alors des usurpateurs d’identité.  

Ils utilisent très souvent l’enquête sous pseudonyme afin de démanteler des trafiquants sur le Dark Web qui peut être utilisée en matière de stupéfiants, d’armes, etc. Cependant, il n’est pas possible d’utiliser ce type d'enquêtes pour tout ce qui touche à la falsification de documents (passeports, permis de conduire, pièces d’identités, diplômes). 

Des outils d’analyse téléphonique leur permettent de déterminer un modèle de téléphone et d’en extraire de nombreuses informations telles qu’une liste de contacts, des échanges vocaux ou écrits, des historiques de recherches, etc. Généralement toutes les informations présentes sur un mobile leur sont accessibles et cela même à distance. 

 

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