Le CNICG

Le Centre National d'Instruction Cynophile de la Gendarmerie est un centre de formation pour agent cynophile situé depuis 1945 à Gramat dans le Lot.

Le centre a deux missions distinctes, une de formation et l’autre opérationnelle. Cette unité spécialisée est engagée dans le cadre de la recherche de restes humains et de produits accélérateurs d’incendies criminels.

Le dispositif cynophile de la gendarmerie compte en permanence 480 maîtres et 550 chiens avec différentes technicités comme :

 

- la recherche de victime d’avalanches ;

- le pistage et la recherche de personne ;

- la garde et la patrouille dans des zones privées ;

- l'assaut (GIGN) pour des arrestations fulgurantes ;

- la recherche de restes humains ;

- la recherche d’armes et de munitions ;

- la recherche de produits stupéfiants ;

- la recherche d’explosifs ;

- la recherche de produits accélérateurs d’incendie ;

- la recherche de billets de banque ;

- la recherche « SAMBI » : recherche simultanée de Stupéfiants, d’Armes, de Munitions et de Billets de banque ;

- la recherche d’explosifs sur des personnes en mouvement.

 

 

Quelles sont les missions du CNICG ? 

 

Le Centre National d'Instruction Cynophile de la Gendarmerie dispose de 80 travailleurs, parmi eux, des civils fonctionnaires ou ouvriers de l'État ainsi que deux vétérinaires mis à disposition par le service de santé des Armées.

Il a pour mission de :

- recruter, mettre en condition et suivre sur le plan médical l'ensemble des chiens qui entrent en formation ;

- assurer la veille technique de tout ce qui relève de la cynotechnie ; 

- former, en théorie et en pratique, les maîtres-chiens ;

- exploiter les retours d'expérience du terrain ;

- assurer la formation continue des personnels instructeurs militaires et civils du centre ;

 

Avant de former les maîtres, le centre a la lourde tâche de recruter des chiens. Par an, ce sont plus de 500 chiens qui passent les portes du chenil. Ces chiens viennent de particuliers ainsi que de chenils d’élevage. Les instructeurs recherchent des chiens sociables vis-à-vis des hommes, ayant un fort attrait pour le jeu, équilibrés et stables dans leurs comportements, ayant une faible sensibilité aux bruits et aux éléments extérieurs avec une aptitude au mordant.

Durant des années, le recrutement concernait essentiellement le berger allemand. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Le berger belge Malinois représente 75% du cheptel. Ce chien a l’avantage d’être polyvalent et s’adapte très facilement aux spécificités recherchées. À ses côtés, on trouve également des bergers hollandais.

Une fois sélectionné, le chien va suivre un débourrage durant trois mois avant de se voir attribuer un maitre. Toute la formation est basée sur le jeu. Le chien ne travaille pas, il joue. Par exemple, dans le cadre de l'entrainement pour la recherche d’explosifs, l'idée est d'associer un jouet à de la matière explosive, sans qu'il n'y ait aucun danger pour le chien. Cette méthode lui permettra d'assimiler cette odeur pour qu'il puisse, lors d'une recherche opérationnelle, agir de façon instinctive dans le but de retranscrire cette phase de jeu. 

 

 

L'histoire du CNICG

 

La gendarmerie nationale installe le chenil central de la gendarmerie à Gramat dans le Lot le 19 décembre 1945, devenant ainsi dans les années 1980 l'ESOG-CFMC (École de Sous-Officiers de Gendarmerie - Centre de Formation des Maîtres de Chiens) avant d'évoluer en Centre National d'Instruction Cynophile de la Gendarmerie le 1er octobre 1996.

Il est rattaché au commandement des écoles de la gendarmerie nationale à partir du 1er janvier 1972.

Au fil des années, de nouvelles spécialités voient le jour :

- 1956 : La formation des chiens de recherche en avalanches ;

- 1975 : La formation des chiens de recherche de produits stupéfiants ;

- 1976 : La formation des chiens d'assaut pour le GIGN ;

- 1988 : La formation des chiens de recherche d'explosifs ;

- 2006 : La formation des chiens de recherche de produits accélérateurs d'incendie ;

- 2008 : La formation des chiens de recherche de billets de banque, d'arme et de munitions ;

- 2016 : La formation des chiens de recherche d'explosifs sur personnes en mouvement.

 

Le 24 janvier 2002, le groupe national d'investigations cynophiles est créé. Cette unité regroupe des équipes de cynophiles spécialisées dans la recherche de restes humains, utilisée lors de disparitions de personnes ou de procédures criminelles délicates. 

 

Le lundi 17 mai 2021, le CNICG a signé une convention de partenariat avec la Société Protectrice des Animaux dans le but de faciliter l'adoption par l'institution de chiens pensionnaires de la SPA.

Les chiens proposés à la gendarmerie pour adoption doivent répondre à un certain nombre de critères. Ils devront être âgés de 10 à 24 mois et démontrer des traits de caractère bien spécifiques : équilibrés, stables, sociables, joueurs, peu sensibles à l’environnement, résistants, endurants et réceptifs et ne devront pas faire l’objet d’une procédure judiciaire ou administrative.

Les chiens seront soumis, au même titre que tous leurs congénères, à un test d’entrée. À l’issue, il seront soit écartés, soit adoptés pleinement par la gendarmerie pour rejoindre les rangs canins. Après une période de débourrage, il seront attribués à un stagiaire pour suivre un cursus de formation, en amont d’une affectation au sein d’une unité cynotechnique opérationnelle.

En plus de la participation de ces nouvelles recrues au travail indispensable et inestimable des équipes cynophiles de la gendarmerie, ce partenariat tend aussi, et surtout, à permettre à ces animaux abandonnés de retrouver une nouvelle et grande famille, celle de la gendarmerie, au sein de laquelle ils évolueront en binôme avec un maître qui leur offrira l’attention dont ils ont besoin.

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