Mission Lynx en Estonie

Tout débute un 9 juillet 2016 à Varsovie, jour où les chefs d’État et de gouvernement des Nations alliées ont décidé de renforcer la posture de dissuasion et de défense de l’alliance. C’est un an plus tard que quatre groupements tactiques sont positionnés à travers les pays baltes et la Pologne. Une “nation cadre” est présente dans chacun de ces quatre pays : le Royaume-Uni en Estonie, le Canada en Lettonie, l’Allemagne en Lituanie et les États-Unis en Pologne. 

Depuis avril 2017, la France est engagée dans la mission Lynx en EstonieOutre la présence des Français, de nombreux pays membres de l’OTAN participent à la mission, tel que la Belgique, le Danemark, et l'Islande. 

Installés dans un camp base à Tapa, situé à l’est de la capitale et à une centaine de kilomètres de la frontière russe, les soldats français agissent à la protection et la prévention. Ce “battle group” Otanien est dirigé par les Britanniques et composé d’une trentaine d’unités différentes, appuyées par les blindés du 501e régiment de char de combat. La France a d’ailleurs déployé 4 chars Leclerc lors de cette mission extérieure, une première depuis 2006. Durant les missions, la position des français est axée sur une guerre de communication contrairement à leurs homologues Britanniques et estoniens qui se positionnent de manière plus agressive.  

La mission Lynx n’est pas qualifiée d’Opex (Opération Extérieure) comme l’opération “Barkhane” menée au Sahel et au Sahara ou comme l’opération “Chammal” en Irak et en Syrie. Par ailleurs, le déploiement mis en place reste tout de même important, puisque l’on comptabilise plus de 300 militaires et de nombreux véhicules dont 13 VBCI (Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie). “C’est une formidable opportunité pour nos forces de s’entraîner, notamment avec les armées de nos alliés”, souligne un officier de l’État-Major. 

L’objectif de la mission Lynx, consiste à soutenir les membres alliés afin de faire face à une Russie dans le collimateur de l’OTAN. Cette prise de position est engagée afin d’éviter à l’Estonie de subir le même sort que la péninsule de Crimée en mars 2014. 

Le mandat Lynx 6 s'est achevé à la fin du mois de décembre 2019. Le désengagement et le retour des militaires ainsi que du matériel et des véhicules s'est, lui, terminé à la fin du mois de février. Le rapatriement en France a mobilisé une centaine de véhicules et environ 120 containers, répartis dans cinq trains militaires différents. La fin du mandat Lynx 6 ne marque pas pour autant la fin de la présence française dans les pays baltes. En effet, un détachement de 4 Mirage 2000-5 a été déployé en mai dans le cadre de la mission "Enhanced Air Policing". De plus, un contingent Lynx doit être déployé en Lituanie à compter du mois de juin, sous le commandement allemand.

Crédits photos : défense.gouv.fr
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