Norme EN ISO 20471 : Haute visibilité des vêtements de travail

La norme EN ISO 20471 régit les vêtements de travail qui permettent une haute visibilité. Ce type d’EPI (Équipement de Protection Individuel) est indispensable pour assurer qu’un ouvrier soit bien à la vue de son entourage. Nous allons ici nous attarder sur ce qui caractérise cette nomenclature et dans quels cas les habits répondant à cette norme sont requis.

 

Domaines professionnels et réglementation

Les vêtements de haute visibilité sont particulièrement nécessaires aux travailleurs œuvrant sur les routes, bords de routes et milieux urbains. Selon la loi, « Toute personne intervenant à pied sur le domaine routier à l’occasion d’un chantier ou d’un danger temporaire doit revêtir un vêtement de signalisation à haute visibilité de classe 2 ou 3, conforme aux spécifications de la norme EN ISO 20471 ». (Code de la route, Livre 1, Huitième partie, Article 134)

Ainsi ces habits doivent être portés par les intervenants des travaux publics, sur les chantiers, dans les métiers ferroviaires ou d’aéroports, dans les transports routiers, ou par les services de secours et de police. Un particulier doit également obligatoirement posséder un gilet de classe 2 en cas de pannes sur la route. Nous allons revenir sur ces notions de classe en parcourant les impératifs de la norme EN 20471.

Exigences de la norme EN 20471

Les vêtements de cette norme sont caractérisés par deux principaux composants qui leur offrent leurs propriétés de haute visibilité, ce de jour comme de nuit.

Pour une visibilité optimale de jour, les tissus en matières fluorescentes transforment une partie non visible de la lumière (UV) en lumière visible. Les coloris qui peuvent accorder ces caractéristiques sont jaunes, oranges ou rouges. Ces couleurs ne peuvent agir de nuit et ne servent que pour la journée.

De nuit, le vêtement a besoin de bandes rétro-réfléchissantes. Ces dernières renvoient la lumière, et sont spécifiquement aptes à retourner à la source les lumières de phares de voitures ou d’autres origines artificielles (tels les luminaires urbains). Les bandes doivent entourer le vêtement au niveau du torse, des épaules, des manches et des jambes pour une visibilité à 360°.

Une matière d’opposition peut être présente sur le vêtement et rentre en contraste avec la partie fluorescente. Celle-ci (souvent bleue ou noire) ne présente pas de caractéristiques de haute visibilité.

 

Les classes de haute visibilité

Les habits sous la norme EN ISO 20471 sont définis sous trois classes distinctes. Elles sont déterminées par la proportion au m² de matières fluorescentes et rétro-réfléchissantes présentes sur un vêtement.

Classe 1 : Le niveau de visibilité le plus faible, il n’est pas conçu pour les travaux longs sur la voie publique. Il peut être adapté le jour pour les agents de sécurité routière. Un vêtement de cette classe est visible sous la lumière du jour avec un trafic allant jusqu’à 30 km/h.

Classe 2 : Ce niveau intermédiaire est approprié aux travaux de longue durée sur la voie publique, les services de messageries rapide ou les travaux dans la pénombre. Sous cette classe, un vêtement reste visible dans un trafic à la vitesse maximale de 50 km/h.

Classe 3 : Le plus haut niveau de visibilité possible. Il est adapté aux travaux dans l’obscurité. Dans ce cas, le vêtement de classe 3 y est obligatoire. Il garantit de rester visible dans un trafic allant jusqu’à 90 km/h. Ce niveau limite grandement le risque d’accidents.

Du fait qu’elle soit catégorisée par la proportion de matières fluorescentes ou rétro-réfléchissante, il est important de noter que la classe peut varier d’une taille à l’autre sur un même habit. En effet, une plus petite taille propose moins de surface visible, et peut donc être d’une classe inférieure aux tailles plus grandes. De même, en combinant un haut et un bas, la classe finale de la tenue complète peut varier.

 

Quelques conseils d’utilisation

Pour que vos vêtements assurent la visibilité propre à leurs classes, il convient de respecter certaines consignes afin de les porter efficacement.

Il faut éviter de masquer les matériaux à haute visibilité. Les accessoires (écharpes, sac à dos) ou tenues (gilet anti-froid) qui couvriraient ces zones diminuent les propriétés du vêtement.

L’entretien du vêtement doit suivre les règles indiquées sur sa notice. Les matériaux de visibilité doivent être le plus propre possible pour assurer leurs fonctions.

La durée de vie est également à prendre en compte. Au bout d’un certain nombre de lavages, les caractéristiques de la norme peuvent ne plus être garanties.

Comme nous l’avons vu, les vêtements de haute visibilité apporteront la sécurité nécessaire à divers types de professionnels. Lors du choix de ce type d’EPI, il est important de vérifier la norme et la classe du vêtement pour s’adapter aux besoins des travaux de jour ou de nuit.

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